ACTION COLLECTIVE fuite France titres (ANTS)

Fuite de données France Titres (ANTS) : défendez vos droits après les vols de données issues de comptes du portail ants.gouv.fr

Vos données ont été volées ?

Rejoignez une démarche indemnitaire coordonnée contre l’Etat via les indications en bas de page.


Vous avez reçu un courriel de France Titres, également dénommée Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), vous informant que vos données personnelles ont été concernées par l’incident de sécurité d’avril 2026 ?

Vous pouvez solliciter l’examen de votre situation et rejoindre une démarche indemnitaire coordonnée, selon les modalités indiquées en bas de page.

L’association CIDS centralise les documents des personnes souhaitant participer et assure les échanges avec les membres du collectif pour la constitution de leur dossier. Le cabinet prend en charge l’analyse juridique et les démarches prévues dans le cadre de son intervention.

Site web : 
Association CIDS


INFO 30/10/26 : En réponse à une plainte initiée par le cabinet, la CNIL vient d'annoncer qu'au regard des faits, un contrôle de France Titres (ANTS) va être effectué. Elle invite par la même occasion chaque victime souhaitant être indemnisée du préjudice subi à se rapprocher d'un avocat. Par conséquent, l'action initialement menée par le cabinet en petit comité est désormais ouverte au public.

Que s’est-il passé en avril 2026 ?

France Titres (ANTS) a annoncé avoir détecté, le 15 avril 2026, un incident de sécurité susceptible d’avoir entraîné une divulgation de données issues de comptes particuliers et professionnels du portail.

Dans son point d’étape du 21 avril 2026 publié le lendemain,  l’ANTS indiquait que 11,7 millions de comptes seraient concernés, sous réserve des conclusions des investigations techniques.

L’incident a été notifié à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Un signalement a également été transmis à la procureure de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. L'enquête judiciaire a été confiée à l’Office anti-cybercriminalité et le ministre de l’Intérieur a saisi l’Inspection générale de l’administration pour établir la chaîne de responsabilité.

France Titres a ensuite annoncé la mise en maintenance de son portail à compter du 24 avril 2026 à 19 h 30, dans le cadre des mesures de renforcement de sa sécurité.

Le cabinet est en mesure de démontrer que des failles subsistaient après le piratage, qui ont rendu cette maintenance nécessaire.

Les données concernées peuvent notamment être utilisées pour rendre des messages frauduleux plus crédibles.

L’ANTS a elle-même appelé les usagers à une vigilance accrue face aux SMS, appels et courriels suspects se présentant notamment comme émanant de ses services.

Si vous avez reçu un courriel ou un courrier de France Titres (ANTS) vous informant que vos données ont été concernées, vous pouvez demander l’examen de votre situation et rejoindre une action indemnitaire coordonnée, comprenant plusieurs fronts d'attaque.


1) Une action indemnitaire contre l’Etat :

La première démarche vise à obtenir réparation des préjudices subis par les personnes concernées : atteinte à la vie privée, perte de contrôle sur leurs données, anxiété, temps consacré aux démarches de protection, tentatives de fraude, usurpation d’identité ou pertes financières éventuelles.
Cette action suppose d’établir la réalité du préjudice et d’examiner si France Titres (ANTS) a respecté ses obligations de sécurité, de détection et d’information.
L’objectif est de demander à l’Etat réparation des conséquences de cette fuite, si les manquements à ses obligations de sécurité sont établis.


2) Une plainte pénale contre les auteurs du hack mais aussi contre l'ensemble des personnes physiques impliquées :

En parallèle, des plainte pénale seront déposées contre les pirates, mais aussi contre X sur le fondement de l’article 226-17 du Code pénal.
Cet article réprime le fait de procéder à un traitement de données personnelles sans mettre en œuvre les mesures de sécurité exigées notamment par l’article 32 du RGPD.
L’infraction est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende. La plainte contre X ne désigne pas, à ce stade, une personne déterminée. Elle vise à permettre l’identification des personnes physiques qui auraient pu être impliquées dans les défaillances de sécurité : agents, personnes habilitées, responsables des accès ou toute personne ayant concouru y compris par négligence à l’utilisation, à l’extraction ou à la diffusion des données.


Cette action vise donc à obtenir la vérité sur les conditions de cette fuite, à identifier les responsabilités et à demander réparation pour chaque personne concernée.  


Quelles données sont concernées ?

En date du 21 avril 2026, France Titres indiquait que, pour les comptes particuliers, les données susceptibles d’avoir été divulguées étaient les suivantes :
  1. l’identifiant de connexion ;
  2. la civilité ;
  3. le nom et les prénoms ;
  4. l’adresse électronique ;
  5. la date de naissance ;
  6. l’identifiant unique du compte ;
  7. lorsque ces informations figuraient dans le compte : l’adresse postale, le lieu de naissance et le numéro de téléphone.

Le périmètre exact des données concernant chaque personne doit être examiné à partir de la notification individuelle reçue par chacun et des informations communiquées par France Titres.

Il convient également de distinguer les données d’identification du compte des documents transmis à l’occasion des démarches administratives.

Dans sa communication du 21 avril, l’ANTS précisait que les investigations menées à ce stade excluaient la divulgation des données complémentaires transmises pour réaliser les démarches, notamment les pièces jointes et les données biométriques. Elle indiquait également que les données concernées ne permettaient pas, à elles seules, un accès illégitime au compte nominatif sur le portail.

Il est parfaitement inexact de présenter cet incident comme un vol établi de copies de cartes d’identité, de passeports ou de données biométriques.

Quels sont les risques liés à cette fuite ?

Les données d’identification peuvent être exploitées pour personnaliser des sollicitations malveillantes. Un message mentionnant votre nom, votre date de naissance ou votre adresse peut paraître plus crédible et vous conduire à communiquer d’autres informations ou à effectuer un paiement frauduleux. La recommandation officielle de l’ANTS porte précisément sur la vigilance à l’égard des messages inhabituels reçus par SMS, téléphone ou courriel.

  1. Les personnes concernées doivent notamment être attentives :
  2. aux faux messages annonçant un problème dans une démarche administrative ;
  3. aux demandes inhabituelles de paiement ou de transmission de documents ;
  4. aux appels se présentant comme provenant de France Titres ;
  5. aux tentatives d’obtenir des informations personnelles supplémentaires.


En quoi consiste l’action collective ?

L’action proposée est une démarche indemnitaire individuelle coordonnée.

Chaque personne conserve son propre droit à réparation puisque chaque situation est différente. Le cabinet regroupe toutefois les victimes afin d’analyser les faits, de suivre les investigations, de réunir les éléments utiles et d’engager des démarches cohérentes face à l’administration. L’accompagnement comprend notamment : 

  1. l’étude de votre notification et des données concernées,
  2. l’évaluation de votre préjudice,
  3. la constitution de votre dossier,
  4. le dépôt d'une plainte pénale contre X aux fins de tirer au clair les manquements commis par des personnes physiques en l'espèce,
  5. l’envoi d’une demande indemnitaire à l’administration,
  6. si nécessaire, l’engagement d’un recours devant le tribunal administratif dans le cadre d'un recours indemnitaire avec ministère d'avocat obligatoire.


Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

Une violation de données personnelles peut ouvrir droit à réparation lorsqu’elle a causé un préjudice matériel ou moral. Selon votre situation, il peut notamment s’agir :

  1. de l’inquiétude et du sentiment d’insécurité liés à la fuite,
  2. de la perte de contrôle sur vos données fiscales ou patrimoniales,
  3. de l’atteinte à votre vie privée,
  4. du temps et des démarches nécessaires pour sécuriser vos comptes et surveiller les tentatives de fraude,
  5. de frais ou de pertes financières liés à une escroquerie,
  6. d’une usurpation d’identité ou de tentatives de phishing ciblées.

 L’indemnisation n’est pas automatique : chaque situation doit être examinée individuellement et documentée, même si la stratégie est coordonnée et que la démarche reste collective.

Qui peut participer ?

Vous pouvez solliciter l’examen de votre dossier et rejoindre l'action collective si vous avez reçu fin avril 2026 un mail ou courrier en provenance de France Titres dont l'objet est "Incident de Sécurité" concernant ce vol de données, et si vous estimez avoir subi un préjudice à la suite de l’exposition de vos données.


Les documents à conserver :

Conservez tous les éléments utiles, notamment les courriels ou courriers de France Titres (ANTS), des captures d’écran, des messages ou preuves d'appels frauduleux, des relevés bancaires en cas d’opération suspecte.

Vous avez reçu une notification de France Titres (ANTS) et souhaitez être indemnisé du préjudice subi ? Rejoignez l'action collective du cabinet afin d’examiner votre situation et faire valoir vos droits.

Illustration

Rejoignez le collectif en contactant l'association CIDS

L'association CIDS (Comité d'Information et de Défense Solidaire) qui coordonne le recours collectif engagé par le cabinet de Maître Jérémy ROCHE est à la disposition de l'ensemble des victimes par mail et par téléphone.
L'association est votre interlocuteur, le cabinet reste maître de la stratégie.
Le site web de l'association CIDS est accessible via le lien suivant : https://www.cids-asso.fr/

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